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Symptômes et évolution

La SEP se caractérise par l’existence d’une grande diversité de manifestations et de modes évolutifs possibles.

Deux formes de sclérose en plaques

Schématiquement, on observe deux types de forme évolutive:

Une Forme évoluant par poussées caractérisées par l’apparition en quelques jours de nouveaux troubles et pouvant régresser complètement ou non en quelques semaines, spontanément ou après des traitements spécifiques (on parle alors de formes rémittentes)

Une forme sans poussée caractérisée par une évolution progressive (on parle de forme primaire  progressive).

Une grande diversité de manifestations et d’évolution de la maladie

Ces deux types d’évolution peuvent survenir et s’associer ou se succéder chez une même personne, aboutissant à diverses formes cliniques. Parmi ces formes, on peut observer des formes dites bénignes caractérisées par l’absence d’incapacité importante après une longue évolution. Cependant ces formes moins actives ne sont pas exemptes d’une certaine évolutivité et de la présence de symptômes interférant avec la vie quotidienne (fatigue, douleurs, etc.). A l’opposé, il existe des formes plus sévères aboutissant à un handicap significatif en quelques années.

Au cours de l'évolution, après une période de poussées, peut apparaître une aggravation lentement progressive des symptômes en dehors des poussées. Lorsqu’elle survient, cette phase se produit généralement 10 ou 20 ans après le début de la maladie. On parle de forme secondairement progressive.

Les manifestations qui surviennent au cours de la sclérose en plaques sont très variées. Les troubles les plus fréquents affectent la motricité (paralysies, troubles de l’équilibre ou de la coordination des mouvements), et les fonctions sensorielles (vision, douleurs et autres troubles sensitifs). D’autres atteintes sont possibles comme la survenue des troubles sphinctériens, de troubles sexuels, de troubles de l’attention et de la concentration et de troubles dépressifs. Les patients se plaignent également souvent d’une fatigue importante et spécifique de la maladie.

Une maladie dont le diagnostic reste difficile

La SEP n'est pas une maladie facile à diagnostiquer. Il n’existe pas de test unique pour porter le diagnostic de sclérose en plaques. Celui-ci repose sur un faisceau d’arguments cliniques et sur le résultat de certains examens complémentaires :

- L'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) permet la visualisation des lésions dans le cerveau, le tronc cérébral et la moelle épinière.

- Les potentiels évoqués analysent le fonctionnement du système nerveux central

- L’analyse du liquide céphalo-spinal permet de détecter l’inflammation dans le système nerveux central.

Ces trois méthodes apportent des arguments en faveur du diagnostic. Les potentiels évoqués visuels, somesthésiques et auditifs permettent de mesurer le fonctionnement des voies visuelles auditives et sensitives et sont complémentaires de l’IRM. Ces examens permettent d'établir un diagnostic plus précocement qu’auparavant et de mettre en place une stratégie thérapeutique adaptée à chaque patient.

L’IRM ne sert pas uniquement au diagnostic mais également au suivi du patient : surveillance du patient et réponse au traitement thérapeutique. Enfin, la plupart des symptômes que l'on rencontre dans la SEP peuvent être provoqués par d'autres causes, ce qui signifie que le médecin doit écarter les autres explications possibles avant de diagnostiquer une sclérose en plaques.

Une évolution variable

L'évolution de la SEP est très variable d'un patient à l'autre, tant en ce qui concerne la forme évolutive que la sévérité clinique.

Si on ne sait pas encore guérir cette maladie, il existe aujourd’hui des traitements de fond qui préviennent la survenue de nouvelles poussées et réduisent le risque de séquelles ainsi que des traitements permettant de diminuer l’impact des symptômes résiduels.

Source : Comité de Rédaction de la LFSEP

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